Les conférences « Les Vendredis de l’Histoire »

Archives départementales des Ardennes
10 rue de la Porte de Bourgogne
08000 Charleville-Mézières

Toutes les conférences ont lieu à 18 heures.

Entrée gratuite

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CYCLE 2016-2017: Le programme complet des conférences et sorties de la Société d'histoire des Ardennes est disponible et peut être téléchargé en cliquant sur l'icône: pdf

Voir aussi la rubrique Actualités de notre site pour le compte rendu des conférences.

Vendredi 23 septembre 2016 - Jacques Parent - Historien, ancien habitant de la Petite Commune

La Grande et la Petite Commune du XVIIe siècle à nos jours Sortie sur le site le 1er octobre

Dans la vallée de la Meuse, en face de Laifour, deux ruisseaux ont donné naissance à deux sites industriels : la Grande et la Petite Commune. Dans ces deux vallons, l'activité métallurgique est apparue en 1608, elle s’est développée pendant plus de deux siècles pour s’éteindre en 1914, passant des forges et hauts fourneaux à l’émaillerie puis à la galvanisation. Ces entreprises furent successivement dirigés par des patrons tel que G. Coulon, J.-N. Gendarme, J.-B. Potoine ou T. Faure. Autour de ces sites, des ouvriers ont vécu avec leur famille, deux hameaux ont vu le jour, et malgré l’arrêt des activités industrielles, l’un d'entre eux, construit en 1884, existe et vit toujours.

Vendredi 7 octobre 2016 - Karen Upright - Diplômée en langues modernes de l’université de Louisiane (États-Unis)

Réquisition, résistance et résilience : le journal de guerre de Madeleine Chaineaux, de Braux (juillet 1915 – décembre 1918)

Le philosophe espagnol Miguel de Unamuno a décrit l’importance de l’intrahistoire, la compréhension des événements historiques au travers de la connaissance de la vie de personnes anonymes. Madeleine Chaineaux, une épicière de Braux, a écrit un journal de guerre de juillet 1915 à décembre 1918, comprenant 300 pages écrites à la main. Dans ses quatre cahiers, on observe la complexité de la réquisition et de la résistance dans un petit village du point de vue d’une habitante ordinaire. L’histoire de Madeleine et des autres habitants anonymes de Braux a pour fils conducteurs les besoins et la survie, mais aussi l’empathie, la compassion et la résilience de l’esprit humain.

Vendredi 18 novembre 2016 - Didier Bigorgne - Agrégé et docteur en histoire

André Lebon, une vie

Né dans une famille modeste, fils du Nouzon industriel et ouvrier, André Lebon devint instituteur, puis intendant universitaire. Il cumula les engagements : secrétaire fédéral du Parti socialiste SFIO, président de la Fédération des œuvres laïques, etc. Maire de Charleville depuis 1959, fondateur de Charleville-Mézières en 1966, il devint député des Ardennes en 1967. Homme de culture, il consacra sa retraite à une passion, celle pour Arthur Rimbaud.

Vendredi 16 décembre 2016 – Actualité de la recherche universitaire sur l’histoire des Ardennes. Présentation des travaux de trois étudiants :

- Le Parti social français dans les Ardennes, une organisation de masse à droite à la fin des années 1930, par Benjamin Dumont (Université de Reims Champagne-Ardenne, master recherche Histoire et Histoire de l'Art)

- La mobilisation partielle de l’armée française en septembre 1938 dans les Ardennes, par Paul Dupont ( Université de Caen Normandie, master recherche en Histoire contemporaine)

- La République, vue par un monarchiste rémois dans la période du boulangisme (1886-1889), par Antony Dussart (Université de Reims Champagne-Ardenne , master recherche Histoire)

Vendredi 20 janvier 2017 - Anne François - Doctorante en histoire contemporaine, professeur de lettres-histoire, présidente de la SHA

L’agriculture ardennaise dans la tourmente (1938-1946)

Durant la Seconde Guerre mondiale, les agriculteurs ardennais sont touchés par des pertes irrémédiables : réquisitions de chevaux lors de la Drôle de guerre, destructions du matériel et des cultures lors de l’offensive allemande, abandon des fermes lors de l’Exode… Mais cette catégorie socio-professionnelle est surtout touchée par les confiscations de terres et de bâtiments orchestrées par l’entreprise agricole allemande qui s’installe dans le département dès septembre 1940. Les paysans ardennais assistent ainsi à une profonde transformation de leurs méthodes de travail et beaucoup se retrouvent ouvriers agricoles pour l’Allemagne sur des terres qui leur appartenaient.

Vendredi 24 février 2017 - Pascal Boillet - Peintre, historien de la Grande Guerre

En vallées de Meuse et Semoy sous l’occupation allemande de 1914 à 1918

Dans les vallées de Meuse et de Semoy, l’occupation ne fut pas vécue différemment des autres régions occupées. Chaque jour il fallut lutter pour manger, déployer des trésors d’ingéniosité pour s’habiller, se chauffer, résister à l’épuisement du travail obligatoire et à l’ardeur que dépensait l’ennemi pour exploiter au maximum les ressources du pays. Plutôt que se raidir contre une situation difficile à supporter et dont ils étaient incapables de prévoir la durée, beaucoup d’habitants choisirent de cohabiter ; avec l’occupant ; voyant là une façon de ne pas aggraver les difficultés de la vie quotidienne. Il n’est apparemment pas ou peu d’habitant des régions occupées qui peut se targuer de n’avoir pas été au moins une fois soumis aux vexations de l’oppresseur allemand : perquisitions, amendes, fouilles, emprisonnements pour des motifs futiles.

Vendredi 10 mars 2017 - Xavier Chevallier - Professeur certifié en histoire-géographie au lycée Mabillon (Sedan), maîtrise d’histoire contemporaine (université de Lille, 2001)

Le Kronprinz, mythes et réalités

Kronprinz. Deux syllabes qui doivent évoquer bon nombre de souvenirs chez les anciens Carolopolitains ou ceux qui s’efforcent à perpétuer leur mémoire. Or, la mémoire est par essence subjective. On raconte, potine, déforme, divague, oublie, sans que ce soit forcément volontaire. L’Histoire, bien que « fille du temps présent », doit tendre vers l’objectivité et s’en tenir aux faits. L’historien doit tenter de comprendre l’époque qu’il étudie sans se sentir obligé de la juger. Profitons du centenaire de la venue du prince-héritier des Hohenzollern à Charleville pour essayer de distinguer les mythes des réalités à propos de ce personnage historique controversé et finalement très mal connu.

Vendredi 7 avril 2017 - Christian Camuzeaux - Docteur en pharmacie, administrateur de la SHA

1744, un moine cistercien visite les abbayes de son ordre en Champagne

En 1744, un moine cistercien de Clairvaux, Dom Guyton, mais ayant prononcé ses vœux à Signy, est désigné par l’abbé de Clairvaux pour accompagner l’abbé de Marcilly dans une visite des abbayes de l’Ordre. La destination est la Champagne et environs (un peu de Lorraine, un peu d’Île de France, un peu de Picardie). Pendant deux mois, ils vont parcourir 850 km et visiter 21 abbayes de l’Ordre de Saint Bernard. Dans les Ardennes, ils ne visiteront pas Belval, mais Dom Guyton, y reviendra en 1749. Qu’ont-ils vus, constatés, relatés ? Nous vous le raconterons et il y a des surprises…

Vendredi 12 mai 2017 - Grégory Kaczmarek - Diplômé en histoire de l’université de Reims

La grande grève revinoise de 1907: cinq mois de combats ouvriers

Il y a cent dix ans, un matin d’avril 1907, la grève générale est déclarée dans les usines de Revin. Aussitôt, le mécontentement s’affirme : « Debout les braves ! » scandent les quelques deux mille ouvriers dans les rues de la ville. Bien que n’ayant durée que cinq mois, cet évènement marquera durablement l’évolution sociale de Revin ainsi que les mémoires. Comment ce mouvement est-il perçu et surtout quels témoignages subsistent-ils ? Les réponses apportées permettront alors de découvrir ou redécouvrir l’histoire de cette grande grève à travers des sources variées.

Vendredi 16 juin 2017 - Philippe Lecler - Enseignant, auteur, maître en histoire

Pol Renard, un héros de la Résistance

Parmi les nombreux soldats de l’ombre qui durant l’Occupation se signalèrent par l’ampleur de leur engagement et par le courage dont ils firent preuve figure Pol Renard. Cet  agent de la SNCF paya de sa vie son intrépidité dans la lutte contre les nazis. Arrêté en janvier 1944 par la police allemande après avoir saboté des installations ferroviaires, il fut déporté au camp de concentration de Dora où il disparut.